Atelier Carto

/ Concertation /

Le Bureau d’Architecture et d’Urbanisme s’associe avec Nicolas Fonty pour développer les Ateliers Carto, méthode innovante de concertation et d’analyse des territoires qui recueille la connaissance et les préoccupations des habitants, pour la co-construction des espaces. www.occupy.fr

Le Grand Paris en chantiers, Cycle 2, centre d’affaire la Défense

/ Grand Paris /

La conférence sur la Défense à l’ordre des architectes d’Ile de France du 14 février 2013 a bien établi qu’à l’échelle locale, le quartier de la Défense n’a pas vocation à recevoir à long terme une programmation économique supplémentaire.
Toutes vertueuses et durables qu’elles soient, des tours supplémentaires sur la dalle de la Défense demanderont de nouvelles infrastructures sur un territoire qui a du mal à les supporter. La vocation du territoire de la Défense étendue, comprenons jusqu’à l’île fleurie, n’est pas d’accueillir non plus des surfaces de bureaux supplémentaires en nombre.

A compter qu’il soit nécessaire à l’échelle mondiale d’aménager de nouvelles surfaces pour que Paris reste compétitive comme centre d’affaires, il y a donc lieu de penser à l’échelle du Grand Paris, un ou des nouveaux lieux, où cette concentration des affaires serait utile.

Il est apparu clairement que l’axe est-ouest historique de Paris est l’axe de développement des centres d’affaires. Il semble difficile d’aller plus à l’ouest. On entre rapidement et heureusement dans les forêts domaniales de l’ouest parisien. Alors en toute logique, on pense un développement de cet axe vers l’est.
Cet état de fait logique repose le débat et la pertinence d’une stratégie d’extension de la métropole vers le Grand Ouest.

La nature des échanges commerciaux est électronique. Y-a-t il un besoin de concentrer toutes ces activités? Pour une réduction des trajets, des embouteillages absurdes, de cette migration carbone quotidienne, leur disposition n’est-elle pas multipolaire?

Un objet architectural et urbain II

/ Le Périphérique /

Un des éléments de la machine parisienne est évidemment le périphérique dont les modernisations successives n’altèrent pas la brutalité de son architecture ni de son implantation. Le déplacement des matières nécessaires à sa réalisation, et les tonnes de béton amassé sont à l’image des grands travaux de l’époque. Étaient-ils dans la continuité de l’énergie de la guerre?

La Reconstruction a appris la réparation d’éléments à cette échelle, qu’il était possible de refaire un centre-ville, ou une ville entière comme le Havre. Fallait-il pour autant considérer cela comme normal ? Nous étions dans la découverte de solutions techniques qui permettaient une intervention dans un rendement surface/temps inégalé.
Comme nombre de quartiers construits dans le même temps, le programme construit répondait aux besoins. L’urbanité des (infra) structures n’était pas pensé, comme aujourd’hui on pourrait évacuer la question spatiale ou environnementale d’un revers de main, au nom de la raison économique ou d’une vision à court terme.

Le périphérique dans son tracé, dans ses matériaux et dans sa spécificité programmatique est un symbole des années 50 et 60, depuis son idée et sa conception jusqu’à sa réalisation. Sa programmation l’est aussi puisqu’il s’agit d’un espace dédié uniquement à la circulation des véhicules à moteur. 100% de l’espace est au service des personnes motorisées. C’est un lieu nocif à l’humain, au corps. Est-il encore aujourd’hui un lieu urbain?

La Limite physique I

/ Le Périphérique /

La ville a ses limites où se heurte la raison. Visiteur ou habitant, tout le monde sait que Paris ne s’étend pas, que sa limite est irrémédiablement marquée par le périphérique. Si l’on cherche ou fantasme Paris, il n’est d’aucune utilité de franchir l’infrastructure. La ville s’arrête là. Puis commence une autre…